jeudi 17 décembre 2009
La CIP, chanson poignante
Alors qu'on lui demandait un jour : «quel est selon-vous l'artiste qui mériterait le plus d'être connu au Québec?» Michel Rivard déclara : «Mario Peluso».
Voici une de ses superbes chanson dont je n'avais étrangement encore jamais vu le clip, ma foi fort émouvant.
Jazzer la nuit
C’est beau une ville la nuit
Surtout lorsqu’elle se fait langoureusement allumer par la voix toute en nuances de Sonia Johnson. Accompagnée au piano du maestro Anthony Rozankovic, avec lequel elle reprend des standards de jazz et de blues, Sonia Johson nous plongera au cœur de l’exquise émotion charnelle propre à la note bleutée en interprétant, notamment, les pièces que l’on retrouve sur son album Dont’t Explain paru en 2005. Album qui avait d’ailleurs reçu de chaleureuses accolades de la part des observateurs. La belle en profitera sûrement pour nous interpréter quelques morceaux à paraître au cours des prochains mois et pour lequel elle a réuni une tribu de parolier dont Christian Mistral, Stanley Péan et votre serviteur. À découvrir. Ps : On y sert des repas. www.myspace.com/soniajohnsonjazz
Sonia Johnson
Mardi le 22 décembre
20h30
Upstairs Jazz Bar
1254 Mackay
514-931-6808
dimanche 13 décembre 2009
Ska Is The Limit
Bien connu des farfadets de la nuit, Les Bobards figure assurément parmi le gotha des tops bars cools de Montréal. Avec sa programmation de spectacles musicaux des plus éclectique, il nous transporte aux quatre coins du Village Global soir après soir. Mais depuis septembre dernier, un véritable engouement s’est répandu telle une traînée de poudre pour ses soirées ska du lundi soir placés sous l’égide de la formation SKAtton Club All Stars. Section de cuivre fringuée costards, ambiance festive, sensuelle, classe et ballroom, on replonge en sautillant sur le dance floor dans les classiques ska des années 50 et 60. Enjoy.
Les Bobards
4328 Boul. Saint-Laurent
$ 7
vendredi 11 décembre 2009
Bien luné
Vous ne le connaissez peut-être pas mais le grand public à passé l’automne à chanter son désormais célèbre Moisi moé’ssi repris par William de la Star Ac. Très respecté de ses pairs dont le regretté Dédé Fortin et même Foglia qui l’a encensé un jour, Fortin demeure un incontournable pilier de la chanson alternative d’ici. À voir.
www.myspace.com/fredfortin
Plastrer la lune
12 décembre
21h30
eXcentris
jeudi 10 décembre 2009
Pas de «plan B» pour Pascal Chaumont
Après la machine staracadémicienne, le Laurentien Pascal Chaumont, le «gars aux cheveux longs de La Conception», se prépare à mener désormais sa propre barque.
Il se pointe en ce début d’après-midi dans le McDo de la rue Saint-Denis à Montréal. Veste de laine de style «canadienne», macarons épars, crinière rebelle, il scrute autour à la recherche du journaliste. Je le hèle. Sourire franc, se présente. Va se commander un repas tandis que j’achève le mien.
Retour. Je remarque un sundae aux bleuets sur son plateau. À vingt-ans, nul besoin de compter les calories me dis-je mentalement en observant le frêle personnage. «Alors comme ça, c’est toi qui a repris le hit de Fred Fortin Moisi moé si, tu aimes sa miouse?». «Non, ce n’est pas moi, ça c’est William. Mais beaucoup de gens font cette erreur», corrige le kid en souriant à votre serviteur qui s’excusera de ne pas connaitre les participants de la célébrissime émission.
Des jeunes filles viennent s’asseoir directement sur la banquette d’à côté histoire de mieux scruter la star tandis qu’on entend un autre attroupement de midinettes dont les rires fusent de plus en plus aigues. Je propose à Pascal de changer le lieu de notre entretien car il semble évident que notre tranquillité repose sur un équilibre des plus fragiles. On lève les pattes pour nous diriger… dans sa voiture.
Il s’assoit au volant. Des minis «running shoes» Converse sont suspendues au rétroviseur. On cause du dernier gala de l’Adisq dont il n’est pas d’accord avec la remise du Félix de «groupe de l’année» à Mes Aïeux. Puis nous discutons de sa carrière et de sa présence à la Star Ac. «J’ai fait deux albums autoproduits avant de rentrer à l’Académie (on peut entendre des extraits sur sont site: pascalchaumont.ca) et je me suis promené dans les bars en tant que chansonnier pour interpréter quelques compos et des succès québécois des années 70 à aujourd’hui», explique Pascal qui a choisi de ne chanter qu’en français et dont une des pins épinglés à sa veste représente une fleur de lys.
La discussion bifurque sur l’analyse de «Nous», le dernier album de Daniel Bélanger, un artiste qui lui plait énormément. Tout comme Ariane Moffat, la formation Kaïn et, bien sûr, voilà à qui il me faisait penser inconsciemment, Kevin Parent dont il est un fan fini.
L’Académie
Inspiré sans doute par les chansons du Gaspésien qu’il écoute depuis l’âge tendre, Pascal à un jour décidé s’emparer de la guitare à laquelle personne ne touchait à la maison et de suivre des cours. «Je me suis monté un répertoire et j’ai décidé un jour de vivre de la musique. C’est mon plan A depuis les débuts. En fait, je n’ai jamais eu de plan B. Star Académie? Mon grand-père, qui est décédé l’an dernier, a lancé un jour à table, alors qu’il y avait aussi mes deux sœurs présentes: ‘il va y avoir des auditions pour Star Académie, il faut que tu y ailles!’. Je ne voulais rien savoir mais mes sœurs me motivaient à y aller au boutte. Pour être honnête, j’étais même contre ça un peu et j’avais peur d’y brûler ma crédibilité d’artiste si d’aventure on me choisissait sans parler des préjugés au sujet de l’émission» confie le jeune chevelu.
Les fans de l’émission connaissent la suite: un beau matin son père l’a conduit à une audition à Gatineau histoire d’attendre moins longtemps qu’à Montréal. Pascal, oscillant entre nonchalance et indifférence, a néanmoins franchi une première étape en interprétant une de ses propre chansons, Chacun son chemin.
Puis, on lui a demandé d’y aller d’une autre pièce. Comme il n’avait rien de prévu, il a choisi Le chant du bum de Richard Desjardins. «On m’a réclamé une troisième pièce alors j’ai fait une chanson de merde de Dany Bédard, Faire la paix avec l’amour, qui me trottait en tête puisque plusieurs personnes la jouait en attendant les auditions. D’ailleurs, on a vu avec le cas de Dany Bédard, un artiste que je respecte au demeurant, comment Star Académie peut propulser une carrière. J’étais sur que je venais de scrapper mon audition à cause de cette foutue toune là!», se souvient le jeune gus dont le franc parler détonne agréablement dans ce milieu où règne la langue de bois aseptisée.
Il a d’ailleurs lâché un sacre bien senti après la chanson histoire de déstabiliser le juré et démontrer ainsi, malgré le paradoxe de l’effet calculé, qu’il est plutôt du type naturel.
On en conviendra, cette voie du bon gars, à la fois un peu bum et un peu brouillon, creusée par son mentor Kevin Parent, lui sied très bien. Et Pascal qui mise son va tout sur sa carrière d’auteur-compositeur-interprète prépare un album dont il espère la parution au printemps prochain.
En attendant, l’ex petit ami de l’académicienne Sophie Vaillancourt qui s’étonne encore de se faire reconnaitre et saluer par des artistes établis, posera une autre pierre à l’édification de sa carrière en se produisant le 12 décembre prochain compagnie de son guitariste multi instrumentiste et bidouilleur de machines. Ensemble, ils interpréteront environ 60% de chansons originales et des reprises de chansons d’ici.
Pascal Chaumont
(En duo avec son guitariste)
Samedi 12 décembre
Micro-brasserie St-Arnould
Mont-Tremblant.
Invitée Karine Labelle.
Infos: 819-425-1262
http://www.saintarnould.com/
dimanche 29 novembre 2009
Et que ça saute !
Moment charnière dans ma vie le 18 mai dernier alors que j'affrontai mon vertige et ma peur pour m'éjecter en bas d'un avion....
jeudi 26 novembre 2009
La douce dérive de Dany Laferrière
Heureux moment mardi dernier alors que j’ai rencontré le cinéaste et photographe, notamment au Devoir, Predro Ruiz qui me remettait un exemplaire de son film La dérive douce d’un enfant de Petit-Goâve. Un documentaire consacré à l’écrivain et titulaire du dernier prix Médicis Dany Laferrière.
Le sympathique Pedro, jeune trentaine, s’est pointé en fin d’aprèm chez Pico où je me trouvais avec un ami d’origine brésilienne. Très rapidement, la discussion a porté sur le président brésilien Lula et sa rencontre récente avec l’islamo-fasciste leader iranien pour ensuite se diriger sur le Venezuela, pays qui vu naître Pedro, et ses favelas qui l’ont vu grandir.
Installé dans le ghetto McGill depuis quelques années, le gus au profil guévérien est tombé en amour avec le Québec lorsqu’il y a posé ses pénates avec sa compagne de l’époque et sa passion pour l’art en général et les livres en particulier s’avère contagieuse.
Nous avons évidemment causé bouquins jusqu’à ce que j’apprenne que Pedro a également braqué sa caméra sur Predro Juan Gutierrez lors de son passage à Montréal en 2005. Cet important écrivain cubain que j’ai découvert l’an dernier et dont La Trilogie sale de la Havane danse encore dans ma mémoire.
Puis se sont succédées les anecdotes de tournage tant avec l’écrivain cubain qu’avec notre Dany. C’est d’ailleurs après avoir invité Gutierrez au Québec pour causer littérature que Pedro a fait la rencontre de Dany qui fût réquisitionné, sans doute par l’éditeur Jacques Lanctôt, pour prononcer une allocution présentative de «l’animal tropical» ou, comme d’autres le nomment, du «Bukowski des Caraïbes».
De cette rencontre est née l’idée d’un documentaire sur l’auteur rendu célèbre par son premier roman Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer. Et quel documentaire !
Dès l’ouverture, grâce à la narration effectuée par Dany himself ainsi que les dessins d’animation qui nous résument sont arrivée au Québec à 23 ans après avoir fui la dictature de Duvalier 2 (Baby Doc), nous devinons que les quelques 90 prochaines minutes seront savoureuses.
Et c’est effectivement le cas.
De sa chambre de la rue St-Denis près du Carré St-Louis à Montréal à Lyon en passant par Vienne, New York et, finalement, Haïti, le Dany nous dévoile sa vie en distillant ici et là des passages de ses romans, ses réflexions d’écrivain ou en se remémorant des anecdotes concernant les tournages de films tirés de son œuvre.
À travers cela, on croise des personnages attachants tel l’humoriste Michel Mbampara ou le comédien (et député indépendantiste) Maka Kotto qui nous raconte avoir quitté la France suite à une rencontre avec Dany Laferrière après que ce dernier l’eût invité à tenir un rôle dans un film à Montréal.
Puis, au gré des rencontres on fait connaissance avec son éditeur français qui élabore une théorie ma foi très intéressante sur l’intelligence particulière de Dany et avance, avec raison, que ses livres lui ressemblent comme c’est le cas généralement pour l’ensemble de la production littéraire. Rejetant ainsi du revers de la main cette propension à vouloir séparer les deux comme si des «fantômes» écrivaient à la place des auteurs.
Autre moment fort : lorsque Dany lira des passages de L’Énigme du retour à son neveu à Haïti ainsi que ce formidouble tête-à-tête en compagnie du monstre sacré de la littérature caribéenne Frankétienne.
Personnage plus grand que nature auquel Dany lira également les quelques souvenirs qui lui sont consacrés dans son Médicis sans parler de la scène avec la mère ainsi que la visite au cimetière familiale qui clôt ce documentaire à la fois humain, intelligent et touchant.
Encore à l’affiche au cinéma Parallèle à Montréal jusqu’au 28 novembre (21h35).
Ensuite, il devrait être disponible partout au Québec dès février 2010 et effectuera une tournée des festivals à travers la province pendant la saison hivernale.
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http://www.laderivedouce.com/
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mercredi 25 novembre 2009
Aller au Paradis
Encore méconnue du grand public, l’excellente Josiane Paradis propose un univers d’apparence délicat et lumineux où les chansons, souvent dépouillées, évoquent une certaine pop française. Mais lorsqu’on s’y attarde, on découvre un réel propos qui n’aurait pas déplu au regretté Sylvain Lelièvre. Influencée par Camille, Richard Desjardins et Sarah McLauchlan, la jeune trentenaire est également une fan finie de Barbara dont elle a d’ailleurs repris le classique Göttingen sur son premier disque (éponyme). Chanson qu’elle interprétera d’ailleurs avec son invité spécial (et producteur de disque) Edgar Bori dans le cadre de ces 4 spectacles qu’elle présente ces jours-ci. À découvrir.
Josiane Paradis
25-26-27 et 28 novembre
Monument National (514) 871-9883
mardi 24 novembre 2009
Faire la ligne
Faire la ligne ? Non, il ne s’agit pas de Claude Dubois dans un CLSC (ou dans une ancienne vie) mais bien d’un autre adulescent, l’écrivain français Frédéric Beigbeder désormais titulaire du prestigieux prix Renaudot : Alors qu’il était au garde-à-vous après avoir été appréhendé pendant qu’il s’envoyait une ligne de coke sur le capot d’une voiture, le noceur tête-à-claques, du fond de sa cellule, à eu l’idée d’écrire mentalement ce livre pour tuer le temps. Il en ressort un récit sur la famille, l’enfance, la vacuité de l’époque, l’hédonisme à tous crin et toute cette sorte de choses qui se révèle captivant. Faut dire que l’ancien publiciste que nous avons découvert ici avec 99 Francs en 2000 possède le sens de la formule et du punch et se livre ici sans retenue ni pudeur.
Frédéric Beigbeder
Un roman français
Ed. Grasset
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dimanche 22 novembre 2009
Estoc et toc ! Bestov des répliques de Zemmour et Nalleau
Au Québec, on les pendrait par les couilles de dire ainsi tout haut ce que plusieurs pensent tout bas.
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