vendredi 3 juillet 2009
jeudi 2 juillet 2009
À l'agenda
Échos de la ville
Touche-à-tout, Claude André chronique ici et là et même là-bas depuis toujours. Toutes les deux semaines, il vous suggère un florilège culturel montréalais qui sort des sentiers battus.
Balé de Rua
Kaléidoscope humain
Vous être de ceux qui ont été marqué au fer rouge par les films «Gare centrale» (1998) et «La Cité de Dieu» (2003) qui, loin du Carnaval de Rio, révélaient l’autre Brésil ? Alors vous ne sortirez pas tout à fait indemne du spectacle que propose la troupe Balé de Rua dans le cadre du Festival Juste pour rire. Composée d’une quinzaine d’artistes issus des favélas, cette tribu d’exaltés qui a fait un malheur en France et à Édimbourg nous entrainera dans les mystères du Brésil à travers les chants, les danses nord-américaines, la samba, la capoeira, les percussions et quelques flammèches bien senties ici et là.
Du 14 au 19 juillet
Théâtre Maisonneuve de la PdA.
http://ma-tvideo.france3.fr/video/iLyROoaftTSh.html
Mathieu Chédid alias -M-
Labo M
Les Prémices de Mister Mystère
On se sait trop à quoi s’attendre de la prochaine série de concerts de Mathieu Chédid alias –M- sinon que «Mister Mystère» est aussi le titre d’une pièce écrite pour lui par la magnifique déjantée Brigitte Fontaine. Guitariste exceptionnel, le fils de Louis Chédid et émule de Jimi Hendrix possède également un formidouble sens du spectacle qui lui permet de transformer chacun de ses concerts en événement inoubliable. Collaborateur de Vanessa Paradis et Sean Lennon (fils de John), l’ex petit ami de la comédienne Audrey Tautou (Amélie Poulain) propose une pop trempée dans le glutamate et demeure un des incontournables de la nouvelle chanson française. Primeur au Québec en vue du prochain album.
14-15 et 16 juillet et 17-18 en supplémentaires.
À La Tulipe
Infos : 514 529-5000 Sergent Garcia et sa bande
Nuits suaves
Femme du monde en running shoes, Montréal ondulera ses hanches au rythme des percussions et autres sonorités ensorcelantes à l’occasion de la 23ième édition du Festival international nuits d’Afrique. Moments de transe, instants de bonheur cristallisé et émotions fortes seront au rendez-vous au cœur de la Cité.
On ne saurait trop vous conseiller le concert de la star internationale Sergent Garcia (France/Espagne) le 14 juillet au National et l’Orchestre National de Barbès (France/Algérie/Maroc) et son rock orientale le 16 mais il y en a bien d’autres dont plusieurs gratos parmi la cinquantaine de concerts…
Du 14 au 26 juillet dans plusieurs salles et au parc Émilie-Gamelin.
Infos : 514-499-3462
http://www.festivalnuitsdafrique.com/calendrierfest.php
Orchestre National de Barbès
Bronzer moins idiot

Vous avez adoré «Millénium» ? Vous succomberez à «La Trilogie berlinoise» de l’écossais Philippe Kerr. Cette réédition vous plongera à l’époque de la seconde guerre mondiale de façon captivante et haletante. Pour bronzer moins gaga.
Éd. du Masque
836 p.
mercredi 1 juillet 2009
De père en flic: le blockbuster québécois de l'été 2009
«Vous autres les jeunes, vous avez 350 amis sur Facebook pis y'en a pas un ostie qui est là quand vient le temps de vous aider à déménager», personnage de Michel Côté.
Un défilé de noms connus pour un divertissement classique mais efficace.
Claude André
Fiston est un homme rose et son papa plutôt brun. Ils sont tous les deux flics et doivent s’apprivoiser le temps d’une mission qui a pour but de sauver un collègue enlevé par les motards en convainquant l’avocat de ces derniers, sur le bord de craquer (excellent Rémy Girard), de retourner sa veste. Quoi de mieux que la majestueuse forêt de Charlevoix pour surmonter les différends ?
C’est avec quelques appréhensions imputables au dernier film qui mettait en vedette Michel Côté, le très mauvais «Cruising Bar 2», que nous nous sommes rendus à la projection du film «De père en flic», du réalisateur Émile Gaudreault.
Ajoutez à cela que si Louis-Josée Houde demeure un humoriste talentueux, même s’il ne fait pas toujours mouche, il n’est certes pas encore un comédien reconnu au même titre qu’un Patrick Huard par exemple.
Pourtant, dès le début du film, et cela malgré les maquillages trop criards, la complicité entre les deux acteurs principaux nous laisser deviner que l’on passera un bon moment avec ce croisement entre la comédie policière classique et la comédie de situation sur les relations filiales.
Le contre-emploi de l’humoriste Jean-Michel Anctil en chef de motard qui s’avère réussi tout comme le jeu de Caroline Dhavernas ne sont pas étranger à la chose.
S’il ne s’agit pas bien sûr de cinéma dans le sens noble du terme, cette comédie qui aurait pu éviter certaines blagues faciles genre «on dirait que j’ai un têtard dans les culottes», nous présente une galerie de personnages intéressants et quelques répliques savoureuses qui ne déplairont assurément pas aux fans de L-J. Houde.
Un divertissement sympathique qui a aussi le mérite de nous rappeler que derrière les pères intransigeants se cachent souvent des fils marqués. 3/5
Ce commentaire est avant tout destiné à l'édition de cette semaine de l'hebdo Accès Laurentides.
dimanche 28 juin 2009
Cali en Laurentie

Icône en France, le chanteur Cali auteur de la chanson de ralliement «1000 cœurs debout» de la dernière édition québécoise de Star Académie se remémore son séjour en Laurentie.
Claude André
Rejoint à Montréal la semaine dernière alors qu’il a livré un autre de ses mémorables concerts survoltés, Accès a causé de son séjour dans les Laurentides avec le chanteur Cali dans le cadre du film «Magique» de Philipe Muyl paru l’an dernier et dans lequel il tenait un des rôles principaux.
Rôle qui lui a d’ailleurs valu, à Cannes, le Gérard 2009 décerné au plus grand… «désespoir» du cinéma français !
Qu’à cela ne tienne, le natif de Perpignan conserve sa bonne humeur et se dit qu’il ne peut que s’améliorer. Lui qui, finalement, s’est retrouvé en excellente compagnie puisque le prix à été remis chez les femmes à nulle autre que Catherine Deneuve et qui, grâce à ce tournage, a pu découvrir les Laurentides où il compte revenir avec femme et enfants à la fin de sa tournée actuelle.
Cali, dans quelles contextes as-tu découvert les Laurentides ?
Pour tourner «Magique» à l’automne 2007 à Saint-Jovite. C’était super parce que nous étions dans la forêt. Nous avons connu deux mois exceptionnels et vers le 15 septembre j’ai pu voir enfin la forêt jaune devenir rouge quoi. Génial !
Quel était ton mode de vie pendant cette période ?
Parfois on tournait très tôt le matin et quand on s’arrêtait un petit peu on allait en ville. Il y avait un bar qui s’appelait le St-Georges et on y a fait des fiestas mémorables avec toute l’équipe. À d’autres moments, on tournait la nuit et on se retrouvait dans la forêt avec Benoit Brière, Marie Gillain, Antoine Duléry et moi. Cela nous a permis de faire connaissance et on s’est bien marré.
Tu as donc vécu le fantasme de nombreux Français incarné par la célèbre chanson de Line Renaud : «Ma cabane au Canada» ?
Ah oui, c’était vraiment ça quoi. En plus on avait dressé un grand chapiteau et il y avait de vrais artistes du cirque qui étaient là aussi. Une fois, je me suis éloigné de notre condo un peu et dans la pénombre j’ai aperçu deux ombres énormes, gigantesques. Je me suis dit : «mais qu’est-ce que c’est ? Je ne reconnais pas la taille ni quelque chose qui ressemble à cela ? » Puis, quelqu’un près de moi m’a soufflé : «ne t’inquiète pas, ce sont des orignaux !». C’était vraiment incroyable.
Ton condo était situé dans la forêt ?
À l’orée de la forêt. On ouvrait une fenêtre et c’était les arbres quoi !
Vous fréquentiez parfois des restos je suppose ?
Je me souviens surtout de la grande avenue, une rue qui appelle St-Georges. Il y avait quelques restaurants mais je ne sais plus trop. Parfois on faisait du chili et on s’invitait les uns les autres dans nos condos respectifs et voilà quoi.
Festif comme tu sembles l’être, j’imagine que tu as «brossé» de façon mémorable au bar (rires) ?
On rigolait. On faisait des conneries. Je me souviens que le dernier soir on était tellement, on va dire heureux d’être là et fatigués, que j’ai tout renversé par terre : des verres, des bouteilles, n’importe quoi… En tout cas, nous avons reçu un très très bon accueil à Saint-Jovite.
Est-ce que tu as profité de ce séjour pour écrire des chansons ?
Oui. J’avais démarré l’enregistrement de mon album «L’espoir» avant de partir dans les Laurentides et le lendemain de mon retour en France j’ai continué mes séances de studio. Donc j’avais des maquettes de 5 ou 6 chansons en arrivant au Québec que j’ai faites écouter aux acteurs pour leur demander leurs avis et à mon retour j’ai continué à bosser.
C’est au cours de ce séjour que tu as eu un coup de foudre pour la formation montréalaise Arcade Fire dont le son a influencé l’album «L’espoir» ?
Dès le début, Acade Fire est un groupe qui me trouble, me touche, m’élève et m’inspire. Après St-Jovite, j’ai rencontré le réalisateur Scott Colburn qui avait travaillé sur Neon Bible. C’est vrai que ma chanson «1000 cœurs debout», sur laquelle il a travaillé, est très influencée par Arcade Fire.
Justement, n’as-tu pas déclaré un jour à une télé française que le phénomène Star Académie relevait un peu de l’escroquerie ? Et te voilà maintenant l’auteur de la chanson thème de la dernière mouture québécoise de cette émission…
Je ne parlais pas de Star Académie au Québec mais bien de celui en France. Ce n’est pas pareil quoi. Mon ami Francis Cabrel, qui a fait Star Académie ici mais pas en France, pense la même chose que moi. Et puis moi, ce qui m’a beaucoup touché, c’est que malgré le fait que je sois pratiquement inconnu ici des gens sont venus me chercher en France pour ma chanson. Ils ont pris se risque là alors qu’ils auraient très bien pu prendre une pièce d’un chanteur québécois…Et c’est pour ça que j’ai accepté de participer à l’aventure. Et puis ici, on laisse un p’tit jeune arriver avec sa composition, sa chanson…
Pour découvrir Cali
Cd : L’espoir
Dvd : 1000 cœurs debout live
samedi 13 juin 2009
Les Fatals Picards au Lion d'Or
Si je n’ai pas encore vraiment écouté leur dernier disque, le sixième parait-il mais le premier distribué chez nous, c’est néanmoins avec beaucoup d’enthousiasme que je me suis rendu au Lion d’Or mercredi dernier pour découvrir à quoi ressemble sur scène ces bibittes célébrées en Hexagonie; Les Fatals Picards.
Surtout que j'avais entendu le jour même à la radio leur très belle pièce Canal St-Martin et visionné la veille leur célèbre clip qui se fout de la tronche de Bernard Lavilliers. La chanson porte d’ailleurs son nom.
D'emblée, nous sommes séduits par le quatuor dont les membres ressemblent ici à un beauf, là à un «poil» fana de métal et au centre un chanteur qu’on dirait sorti des seventies patchoulisées.
Et tout ce beau monde, qui n’est pas sans évoquer l'ancienne formation humoristique Elmer Food Beat qui rencontrerait un pendant français de Rock et Belles Oreilles, nous dégoupille des chansons ironico-caustiques pas piquées des vers sur des musiques punks, ska, reggae, folk et même disco.
«Est-ce que tu aimes la paix ?», lance entre deux pièces le chanteur pince sans rire «alors lève ta main et agite-là, ça fait reculer la guerre de
Le problème, et il est immense, c’est que l’essentiel de la saveur des Fatals pics réside dans les textes qui, s’ils relèvent parfois de l’exercice de style ou de la recette, font néanmoins mouche la plupart du temps.
Après vérification auprès du célèbre Jérôme, le patron de l’endroit, il s’avère que c’est un membre de l’équipe de tournée de la formation qui assurait le volet sonore de la soirée.
Faudra qu’on m’explique un jour pourquoi les artistes français tiennent tant à se faire accompagner de leur propre soundman puisque la qualité sonore est trop souvent ainsi compromise.
Je me souviens, et ce n’est qu’un seul exemple parmi plusieurs, n’avoir pour ainsi dire rien entendu d’un concert de Jane Birkin à
Retour aux Fatals
Pour la seconde partie du spectacle, les chansons livrées de façon acoustiques s’entendaient mieux, heureusement pour nous, et notre bonne humeur. Crescendo, le band est revenu au ska/punk vers la fin pour nous lever de nos sièges histoire de nous faire secouer le popotin et brandir les bras bien haut.
Au rappel, nous avons eu droit à la chanson «interdite» Le jour de la mort de Johnny. Une satire rigolote qui aurait déplu à l’icône française au point que son équipe aurait demandé à Universal, l’étiquette des Fatals et de dieu Johnny himself, de ne pas la graver sur cd.
Notons que Lavilliers, quant à lui, s’est prêté au jeu et apparaît même dans le clip de la chanson qui lui est consacrée…. Qu’à cela ne tienne, la «psychanalyse de groupe préventive et gratuite» est dispo sur le web (voir plus bas). Quoi ma gueule ?
On retournera certes voir les Fatals cet été se moquer des has been qui renaissent pendant les tournées des Restos du cœur, on rigolera de les voir tourner la gogauche en dérision et on lèvera aussi la patte avec eux sur le vedettariat à gogo à leur retour dans le cadre des Francos cet été.
Mais de grâce, laissez





